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Les journaux datés du 29 mars 2025 s’accordent sur une thématique centrale en une : la montée des tensions militaires entre Israël et le Liban, marquée par des frappes aériennes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, les premières depuis l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Ce regain de violence s’inscrit dans un contexte régional et diplomatique tendu, où les positions des puissances internationales révèlent des lignes de fracture géopolitiques persistantes.
Selon Al Akhbar (29 mars 2025), Israël a lancé une série de frappes aériennes ciblées contre plusieurs zones du Liban Sud, notamment à Kfartibnit, Zrariyeh, Marjayoun et dans la banlieue sud de Beyrouth. Cette opération militaire est survenue après le tir de deux roquettes non revendiquées depuis le territoire libanais en route de la colonie israélienne de Kiryat Shmona. L’armée israélienne a immédiatement accusé des groupes opérant depuis le Liban, sans désigner clairement le Hezbollah, tandis que ce dernier a nié toute implication dans ces tirs.
Al Joumhouriyat (29 mars 2025) rapporte que l’un des missiles israéliens a visé un bâtiment dans le quartier de Hadath, provoquant une onde de choc dans les établissements scolaires voisins, et déclenchant une panique parmi les civils. Cette attaque a été considérée comme un tournant, étant la première du style depuis le cessez-le-feu de novembre. Le président libanais Joseph Aoun, en visite à Paris au second des frappes, a immédiatement dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation inacceptable de la souveraineté libanaise », dans un communiqué conjoint avec Emmanuel Macron.
Réactions libanaises et internationales : entre indignation et appels à la désescalade
La condamnation des frappes israéliennes a été unanime du côté libanais. Al Liwa’ (29 mars 2025) souligne que plusieurs responsables politiques ont exprimé leur inquiétude face à une « tentative d’entraîner le Liban dans un cycle de violences aux conséquences imprévisibles ». Le Premier ministre Nawaf Salam a convoqué un conseil de sécurité exceptionnel à Beyrouth pour coordonner la réponse gouvernementale. Il a demandé une enquête rapide sur l’origine des roquettes et insisté sur « la nécessité absolue de respecter l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 ».
Dans le même temps, Al Bina’ (29 mars 2025) met en lumière les déclarations de Morgan Ortagus, adjointe du médiateur américain pour le Moyen-Orient, qui a défendu le droit d’Israël à répondre à toute menace émanant du Liban. Elle a estimé que « les frappes visaient à neutraliser des capacités militaires illégitimes » et a exhorté l’armée libanaise à assumer pleinement son rôle dans le désarmement des groupes armés. Cette prise de place a été largement critiquée au Liban, perçue comme un blanc-seing accordé à Tel-Aviv pour agir unilatéralement.
Joseph Aoun en France : diplomatie sous pression
Alors que les frappes se déroulaient, le président Joseph Aoun était en déplacement officiel à Paris. D’après Al Quds (29 mars 2025), la rencontre avec Emmanuel Macron, initialement axée sur le soutien économique de la France au Liban, a été entièrement réorientée vers la gestion de crise. Macron a exprimé sa solidarité avec les Libanais touchés par les bombardements et a fermement condamné les violations israéliennes, les qualifiant d’« actes de guerre inacceptables ». Il a également appelé les États-Unis à person de leur affect pour contenir l’escalade.
Advert Diyar (29 mars 2025) ajoute que Macron a promis de contacter le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour les convaincre de maintenir les termes de la résolution 1701. Il a également proposé que la France relance ses efforts de médiation avec l’ONU, afin d’étendre le mandat de la FINUL à des missions de surveillance supplémentaires dans les zones frontalières litigieuses.
Équilibres militaires et enjeux internes : vers un nouveau rapport de drive ?
Selon Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025), ces événements révèlent un malaise plus profond concernant la stabilité militaire interne du Liban. Le journal souligne que certains secteurs de l’opinion publique, autrefois favorables au désarmement du Hezbollah, commencent à réviser leur place face à ce qu’ils perçoivent comme un abandon worldwide de la souveraineté libanaise. L’attaque israélienne est perçue comme un message non seulement au Hezbollah, mais à l’ensemble de l’État libanais.
De son côté, Al Sharq (29 mars 2025) revient sur les nominations stratégiques récentes, notamment celle du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaïd, interprétée comme un renforcement de l’axe Aoun-Salam dans la gestion de l’État. Le journal be aware que l’unité affichée au sein de l’exécutif face à l’agression israélienne pourrait paradoxalement renforcer la légitimité interne du tandem présidentiel et apaiser, à court docket terme, certaines tensions politiques.
Israël et les calculs d’escalade : entre dissuasion et stratégie électorale
Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025) analyse cette montée de stress comme une manœuvre politique interne en Israël, où Benjamin Netanyahou fait face à des difficultés croissantes au sein de sa coalition. L’opération militaire contre le Liban pourrait servir de diversion face à des critiques internes sur la gestion du conflit à Gaza et de la crise économique. Le journal cite également des sources diplomatiques européennes qui s’interrogent sur la sincérité d’Israël dans sa volonté de maintenir l’accord du 27 novembre.
Advert Diyar (29 mars 2025) avance l’hypothèse selon laquelle Israël aurait profité de l’absence du président libanais du territoire nationwide pour tester la réaction de la communauté internationale. En l’incidence, la réactivité franco-libanaise, et la couverture médiatique internationale des bombardements, ont semble-t-il contraint Tel-Aviv à contenir temporairement son escalade.
Rumeurs et désinformation : l’arme invisible du conflit
Nida’ Al Watan (29 mars 2025) évoque les nombreuses rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux à la suite des bombardements, notamment concernant la prétendue présence d’arsenaux souterrains dans la banlieue sud ou d’un centre de commandement du Hezbollah. Le journal be aware que la diffusion d’pictures de drones israéliens sur les plateformes numériques semble répondre à une stratégie de guerre psychologique destinée à intimider la inhabitants civile.
Dans cette logique, Al Akhbar (29 mars 2025) rapporte que plusieurs écoles situées près des zones ciblées ont suspendu leurs activités, et que des dizaines de familles ont quitté précipitamment les quartiers de Hadath et de Ghobeiry. L’armée libanaise a renforcé les contrôles dans la banlieue et mis en place des patrouilles mixtes pour sécuriser les entrées de Beyrouth.
Une scenario sous haute stress : quelles marges pour la diplomatie ?
À la lumière de l’ensemble des sources analysées, il apparaît que la scenario reste extrêmement risky. Al Bina’ (29 mars 2025) souligne que malgré l’absence de revendication formelle des tirs de roquettes, le climat de suspicion généralisée rend tout incident prone de déclencher une réponse militaire disproportionnée. Le quotidien rappelle que la dernière offensive majeure sur Beyrouth, en 2006, avait été précédée d’une part similaire de provocations diffuses et de menaces diplomatiques.
Pour Al Quds (29 mars 2025), les derniers développements marquent la fin d’une période relative de stabilité depuis le cessez-le-feu de novembre, et ouvrent la voie à un cycle incertain d’incidents frontaliers, de pressions diplomatiques et de tentatives de médiation, dont les acteurs et les objectifs restent flous.
Politique locale : unité affichée et tensions stratégiques dans l’exécutif libanais face à l’escalade militaire
L’actualité politique libanaise du 29 mars 2025 est dominée par une réaction en chaîne de l’exécutif face à l’agression israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth. À travers les différentes déclarations et positions observées dans la presse nationale, se dessine une dynamique particulière : unité de façade, tensions latentes, recomposition interne du pouvoir, et gestion d’un climat d’urgence qui catalyse à la fois consensus nationwide et prudence diplomatique.
Réactions immédiates de l’exécutif : alignement stratégique
Al Joumhouriyat (29 mars 2025) rapporte que le président de la République Joseph Aoun, alors en déplacement officiel à Paris, a immédiatement réagi aux bombardements israéliens en déclarant « notre condamnation absolue de toute agression contre le Liban et de toute tentative suspecte de réactivation du cycle de violence ». Cette déclaration, prononcée à l’situation de son entretien avec Emmanuel Macron, s’inscrit dans une volonté de présenter une picture forte et steady de l’État libanais face aux pressions extérieures. Le président a notamment insisté sur « la nécessité de construire un État souverain protégé par son armée et ses establishments ».
Advert Diyar (29 mars 2025) be aware que cette déclaration a été perçue comme un sign clair adressé tant aux puissances étrangères qu’aux forces politiques libanaises : le chef de l’État entend gérer personnellement la crise sécuritaire, sans dépendance unique à l’égard de ses alliés internes. Dans le même temps, l’éditorial du journal souligne que la coordination diplomatique entre Joseph Aoun et Emmanuel Macron, qualifiée de « cruciale », a placé la France en place d’intermédiaire entre Beyrouth, Tel-Aviv et Washington.
Al Bina’ (29 mars 2025) apporte un éclairage complémentaire sur la place présidentielle en soulignant que Joseph Aoun était informé en temps réel de l’évolution de la scenario à Beyrouth pendant qu’il se trouvait à l’Élysée. Le journal indique qu’il a rapidement transmis ses consignes à Nawaf Salam, chef du gouvernement, pour convoquer une cellule de crise et coordonner les réponses sécuritaires et diplomatiques.
Nawaf Salam à la manœuvre : prudence, fermeté et coordination
Al Akhbar (29 mars 2025) rend compte de la réunion sécuritaire urgente présidée à Beyrouth par le Premier ministre Nawaf Salam. Il a qualifié les frappes israéliennes de « dangereux précédent » et exigé une enquête immédiate pour identifier les auteurs des tirs de roquettes qui ont précédé les attaques. Le journal rapporte qu’il a ordonné au renseignement militaire d’ouvrir une procédure accélérée de vérification et que les companies de sécurité ont été appelés à renforcer les contrôles dans le sud et à l’entrée de la capitale.
Dans le même ordre d’idées, Al Liwa’ (29 mars 2025) précise que Nawaf Salam a demandé au commandement de l’armée d’élaborer un rapport détaillé sur les dispositifs de lancement retrouvés dans les zones de Qaqaaiyat el Jisr et Yuhmor el Shaqif, estimant que leur caractère artisanal ne doit pas faire oublier leur potentiel déstabilisateur. L’approche du Premier ministre, selon le quotidien, repose sur une double exigence : préserver l’accord de cessez-le-feu tout en affirmant la légitimité des establishments nationales dans le maintien de la souveraineté.
Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025) rapporte que dans une communication interne adressée aux ministres de souveraineté, Nawaf Salam aurait insisté sur « l’significance d’éviter tout langage belliqueux dans les médias », appelant à une self-discipline communicationnelle. Ce message traduit une volonté de contenir les discours émotionnels ou clivants qui pourraient alimenter la division interne. Le journal be aware que le Premier ministre a également renforcé les contacts avec les ambassades occidentales à Beyrouth afin d’obtenir des garanties de désescalade de la half d’Israël.
Parlement et forces politiques : condamnations croisées, mais divergence sur le fond
La presse nationale fait état d’un alignement général des forces politiques sur la nécessité de condamner les frappes israéliennes. Al Quds (29 mars 2025) souligne que plusieurs députés, y compris issus de blocs traditionnellement opposés au Hezbollah, ont exprimé leur rejet des bombardements. Toutefois, les divergences se font jour quant à la gestion du file sécuritaire et au rôle des groupes armés.
Selon Al Sharq (29 mars 2025), un groupe de députés issus des Forces libanaises et du Kataëb aurait adressé une demande écrite au président de la République, exigeant « une clarification du rôle actual joué par les acteurs armés non étatiques dans le sud du Liban ». Cette initiative, selon le journal, viserait à replacer la query du désarmement sur l’agenda politique, tout en ne contestant pas l’motion immédiate du gouvernement dans la gestion de la crise.
De son côté, Nida’ Al Watan (29 mars 2025) évoque une série de réunions internes au Courant patriotique libre, où certains membres auraient exprimé leur malaise face à une politique « trop réactive et trop alignée sur les puissances étrangères », en référence au déplacement de Joseph Aoun en France. Le journal indique cependant que la route du CPL a rapidement réaffirmé son soutien à la présidence, insistant sur la « nécessité de l’unité nationale dans les moments critiques ».
Le rôle du Hezbollah : silence tactique et communication indirecte
L’un des éléments les plus scrutés par les observateurs politiques concerne la posture adoptée par le Hezbollah. Al Akhbar (29 mars 2025) informe que la formation dirigée par Naim Kassem a annulé à la dernière minute un discours prévu du secrétaire général, préférant diffuser un court docket message vidéo dans lequel elle « réaffirme son engagement au cessez-le-feu et nie toute implication dans les tirs de roquettes ». Le parti a également souligné que « la priorité est de maintenir l’équilibre stratégique en évitant les provocations inutiles ».
Advert Diyar (29 mars 2025) interprète ce silence relatif comme une manœuvre destinée à éviter de fournir à Israël un prétexte pour intensifier ses frappes. Le journal be aware également que le Hezbollah a ordonné à ses cadres locaux dans le sud de « réduire leur visibilité publique » et de suspendre les cérémonies publiques pendant trois jours.
Al Bina’ (29 mars 2025) estime que cette posture défensive s’inscrit dans un calcul stratégique plus giant, visant à préserver les acquis du cessez-le-feu de novembre 2024 tout en laissant à l’État la cost de la riposte politique. Cette perspective serait également dictée par la pression iranienne, soucieuse de ne pas élargir le entrance libanais alors que Téhéran fait face à une montée des tensions avec Washington sur d’autres dossiers régionaux.
Scènes locales : réactions des municipalités et mobilisation civile
Outre l’échelon gouvernemental, plusieurs municipalités de la banlieue sud de Beyrouth et du sud du Liban ont réagi aux bombardements. Al Joumhouriyat (29 mars 2025) rapporte que les municipalités de Haret Hreik, Hadath et Bourj el-Barajneh ont coordonné des plans d’urgence pour accueillir les familles déplacées temporairement. Des centres d’accueil ont été ouverts dans des écoles fermées pour le week-end.
Al Liwa’ (29 mars 2025) souligne également la mobilisation des sociétés civiles locales, notamment des associations de secours, des ONG médicales et des bénévoles. La Croix-Rouge libanaise, selon le journal, a mobilisé 15 ambulances pour intervenir dans les zones touchées et acheminer les blessés vers les hôpitaux de la capitale.
Diplomatie : offensives israéliennes et positionnements internationaux, un Liban sous pressions croisées
La presse libanaise du 29 mars 2025 consacre une half importante de ses pages diplomatiques à analyser les implications internationales de la récente escalade militaire avec Israël. La dimension diplomatique est particulièrement marquée par les échanges entre le Liban, la France, les États-Unis et les acteurs régionaux. Ces interactions témoignent d’une tentative fragile de désescalade mais aussi d’un rééquilibrage des positions diplomatiques dans un contexte où les lignes traditionnelles d’alignement sont remises en trigger.
Paris, épicentre diplomatique d’une crise régionale
Le déplacement du président libanais Joseph Aoun à Paris, rapporté par Al Joumhouriyat (29 mars 2025), a coïncidé avec les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, accentuant le caractère wise de la rencontre avec Emmanuel Macron. Le chef de l’État libanais a profité de ce contexte pour appeler la France à jouer un rôle central dans la médiation et la stabilisation régionale. Macron, selon la même supply, a exprimé une solidarité appuyée avec le peuple libanais et une condamnation nette des frappes israéliennes, les qualifiant de « non conformes au cessez-le-feu du 27 novembre 2024 ».
Advert Diyar (29 mars 2025) revient en détail sur les coulisses de ce déplacement. Joseph Aoun aurait évoqué avec Emmanuel Macron l’idée d’un élargissement du mandat de la FINUL, ainsi qu’une redéfinition des mécanismes de supervision du cessez-le-feu. Cette initiative française, qui se veut pragmatique, viserait à renforcer la capacité d’intervention diplomatique de Paris dans un file où les États-Unis occupent traditionnellement une place dominante.
Al Quds (29 mars 2025) indique par ailleurs que des discussions ont été engagées en marge de la rencontre principale entre représentants français, libanais, chypriotes, grecs et syriens. Ces entretiens ont notamment permis à Joseph Aoun de relayer, en direct, les informations sur les frappes en cours, confirmant ainsi la volonté libanaise d’internationaliser la crise pour créer un effet de levier diplomatique.
La posture française : fermeté publique, canal discret
Macron, selon Al Akhbar (29 mars 2025), aurait confié à ses conseillers l’objectif d’« éviter une internationalisation incontrôlée du conflit », préférant favoriser les négociations bilatérales sous supervision de l’ONU. Le journal souligne que Paris reste prudent dans son approche, tout en envoyant des messages fermes à Tel-Aviv. Il s’agirait, d’après les analyses, de maintenir une équidistance de façade tout en soutenant discrètement les efforts libanais de stabilisation.
Nida’ Al Watan (29 mars 2025) va plus loin en révélant que des contacts directs ont été établis entre la diplomatie française et l’entourage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Ces échanges auraient pour however de définir des « lignes rouges » à ne pas franchir dans le sud du Liban et dans la région de Beyrouth. La stratégie française viserait à contenir l’escalade tout en renforçant son rôle de médiateur crédible, y compris aux yeux de Washington.
La diplomatie américaine : alignement avec Israël et ambivalences
La place des États-Unis est analysée de manière critique dans plusieurs journaux. Al Bina’ (29 mars 2025) rapporte les propos de Morgan Ortagus, adjointe du médiateur américain au Moyen-Orient, justifiant les frappes israéliennes comme un « droit légitime de se défendre ». Selon le journal, ces déclarations sont perçues au Liban comme une approbation tacite de la politique israélienne de frappe préventive, ce qui a accentué le ressentiment populaire à l’égard de Washington.
Al Sharq (29 mars 2025) souligne que l’administration Trump, bien qu’officiellement engagée pour le maintien du cessez-le-feu, a surtout mis l’accent sur la nécessité de « démanteler les capacités de nuisance présentes au Liban », en référence indirecte au Hezbollah. Cette place, largement relayée par les médias américains selon Al Akhbar, est en contradiction avec les appels européens à la retenue.
Dans le même temps, Advert Diyar (29 mars 2025) révèle que la Maison-Blanche a envoyé un message privé au président libanais l’avertissant que « toute tolérance vis-à-vis des tirs de roquettes pourrait avoir des conséquences sur les futures aides américaines ». Cette pression financière et politique place le Liban dans une scenario délicate, entre souveraineté nationale et dépendance à l’égard de la coopération internationale.
Israël, entre justification sécuritaire et manœuvre diplomatique
Le gouvernement israélien, selon Al Liwa’ (29 mars 2025), a justifié ses frappes par le tir de deux roquettes non revendiquées depuis le Liban. Le ministre israélien de la Défense, cité par Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025), a déclaré que « toute attaque contre Kiryat Shmona sera traitée comme si elle visait Tel-Aviv ». Cette rhétorique vise à établir une équivalence stratégique entre les localités du nord d’Israël et la capitale, afin de justifier des ripostes de grande ampleur.
Dans le même temps, Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025) indique que le gouvernement israélien a mandaté plusieurs de ses diplomates pour plaider auprès des chancelleries occidentales en faveur d’une « redéfinition du mandat de la FINUL ». L’objectif serait d’obtenir une reconnaissance internationale de la possibilité pour Israël de mener des opérations ciblées dans le sud du Liban en cas de menace jugée imminente.
Le positionnement arabe : discrétion, inquiétude et équilibres internes
Du côté des pays arabes, la réaction reste mesurée. Al Quds (29 mars 2025) signale que l’Arabie saoudite a émis un communiqué exprimant sa « préoccupation » face aux violences, tout en appelant au respect des résolutions internationales. Les Émirats et le Qatar ont quant à eux observé un silence prudent, ne souhaitant pas s’aliéner ni Washington ni Beyrouth.
Selon Al Sharq (29 mars 2025), la Ligue arabe n’a pas convoqué de réunion d’urgence, préférant attendre l’évolution des négociations engagées par Paris et New York. Cette place reflète une volonté d’éviter un éclatement public des divergences au sein du bloc arabe, où les opinions sur le Hezbollah et sur Israël varient considérablement.
Politique internationale : tensions régionales, pressions stratégiques et reconfigurations diplomatiques
La presse arabe du 29 mars 2025 consacre une half importante de sa couverture internationale à plusieurs foyers de stress majeurs au Proche et Moyen-Orient. Du Yémen à l’Ukraine, en passant par la Syrie, l’Iran, l’Irak, la Palestine ou encore la Russie, les dynamiques de conflit et les rivalités d’affect restent prédominantes dans les relations internationales. La montée des tensions militaires, les accusations de crimes de guerre, les reconfigurations d’alliances et les initiatives diplomatiques conflictuelles structurent un paysage géopolitique incertain et instable.
Yémen : intensification des frappes américaines contre les Houthis
Selon Al Quds (29 mars 2025), les États-Unis ont mené une série de frappes massives contre des positions des Houthis dans plusieurs provinces yéménites, notamment à Sanaa, Saada, Amran, Hodeida, al-Jawf et Marib. Le bilan fait état de 45 frappes en 24 heures, visant des aéroports, des centres de commandement et des dépôts d’armement. Le Pentagone a confirmé ces opérations dans le cadre de la « part deux » de ses actions contre les capacités militaires houthies, en réponse à ce qu’il considère comme des menaces sur la liberté de navigation en mer Rouge.
Les chaînes affiliées au mouvement houthi, dont Al Massira, ont rapporté des destructions importantes et des pertes civiles, accusant Washington de mener une guerre indirecte au service des intérêts israéliens. Cette nouvelle obscure d’escalade coïncide avec une rhétorique accrue du gouvernement américain selon laquelle les attaques houthies mettent en péril le commerce mondial. Al Quds indique que les forces américaines ont ciblé non seulement des infrastructures militaires, mais aussi des zones résidentielles, provoquant la colère de la inhabitants locale et des ONG internationales.
Syrie : tensions kurdo-turques et manœuvres diplomatiques de Damas
Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025) consacre plusieurs articles à la scenario en Syrie, notamment aux tensions entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité kurde et la Turquie. Ankara a envoyé d’importants renforts militaires dans le nord de la Syrie, en particulier autour de Manbij et d’Aïn Issa. Selon les déclarations du président Recep Tayyip Erdogan, la Turquie refuse toute intégration des FDS dans les establishments de l’État syrien sans leur désarmement complet.
En parallèle, la presse rapporte que le gouvernement syrien prépare l’annonce d’un remaniement politique dans le cadre d’une transition partielle vers une nouvelle part institutionnelle. Le Conseil nationwide kurde, par la voix de son porte-parole Faisal Youssef, a dénoncé l’exclusion des Kurdes des négociations sur la nouvelle construction gouvernementale, y voyant un signe de marginalisation persistante. Al Sharq Al Awsat rapporte que la Russie, bien que discrète, soutient la réintégration partielle des FDS dans l’armée syrienne sous certaines situations.
Iran : menaces régionales et refus de dialogue direct avec Washington
L’Iran a multiplié les mises en garde à l’adresse des États-Unis et de ses alliés dans la région. Toujours selon Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025), le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf a déclaré que toute attaque américaine contre des positions iraniennes ou contre ses alliés serait interprétée comme une déclaration de guerre. Il a précisé que les bases américaines au Moyen-Orient seraient des « cibles légitimes » en cas d’agression.
De son côté, Ali Shamkhani, conseiller du information suprême Ali Khamenei, a réitéré le refus de l’Iran d’entrer en négociation directe avec Washington, accusant l’administration Trump de chercher à imposer un rapport de drive par la menace militaire. Le journal souligne également les craintes de Téhéran concernant les mouvements diplomatiques israéliens visant à fédérer un axe anti-iranien à travers les pays du Golfe.
Irak : boycott électoral et dénonciation de la corruption par le courant sadriste
Dans un message relayé par Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025), Moqtada al-Sadr, chief du courant sadriste, a annoncé sa décision de boycotter les prochaines élections législatives irakiennes prévues à la fin de l’année. Il justifie cette place par la « mainmise des corrompus et des réseaux mafieux sur l’ensemble du système politique irakien ». Selon le journal, ce boycott constitue un revers majeur pour les views de réforme dans le pays, alors que les tensions sociales et économiques restent élevées.
Moqtada al-Sadr a critiqué la domination de la « deep state » et des milices soutenues par l’étranger, affirmant que toute participation électorale dans les situations actuelles reviendrait à cautionner un simulacre démocratique. Cette prise de place, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité des débats dans la classe politique irakienne, certains y voyant un coup de pression destiné à obtenir des garanties avant de revenir dans le jeu politique.
Ukraine : proposition russe de transition politique et rejet occidental
Toujours dans Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025), le président russe Vladimir Poutine a proposé une transition politique supervisée par l’ONU pour l’Ukraine, incluant le départ de Volodymyr Zelensky avant l’ouverture de véritables négociations de paix. Le Kremlin a indiqué que cette transition permettrait d’éviter une intensification du conflit, tout en respectant les principes de souveraineté définis par Moscou. La proposition a été rejetée immédiatement par Washington et les capitales européennes, qui affirment que « seul le peuple ukrainien peut choisir ses dirigeants ».
La Maison-Blanche a qualifié la manœuvre de tentative de manipulation politique visant à installer un régime pro-russe. Le Conseil nationwide de sécurité américain a rappelé que « l’Ukraine est un État souverain et démocratique, et que toute transition imposée de l’extérieur constitue une violation du droit worldwide ». Le journal indique que cette proposition marque cependant un tournant dans le discours du Kremlin, qui admet pour la première fois la possibilité d’un cadre de négociation formel sous supervision internationale.
Économie : nomination du nouveau gouverneur de la Banque du Liban et tensions sur les réformes financières
L’économie libanaise, dans la presse du 29 mars 2025, est dominée par un événement central : la nomination officielle de Karim Souaïd au poste de gouverneur de la Banque du Liban. Ce changement à la tête de l’establishment monétaire intervient dans un contexte marqué par une fragilité persistante des équilibres macroéconomiques, une instabilité politique structurelle et une pression internationale sur le Liban pour mettre en œuvre des réformes structurelles profondes. Parallèlement, la presse évoque les tensions latentes entre les exigences du Fonds monétaire worldwide et les intérêts de l’institution bancaire native.
Nomination de Karim Souaïd : entre consensus politique et défi économique
Al Sharq (29 mars 2025) annonce que le Conseil des ministres libanais a entériné la nomination de Karim Souaïd comme gouverneur de la Banque du Liban, avec le soutien de 17 ministres et l’opposition de 7 autres. Cette décision, selon le journal, s’inscrit dans une volonté d’envoyer un sign de stabilité aux partenaires internationaux, à commencer par le FMI, sans toutefois remettre en trigger les équilibres internes de pouvoir. Le président Joseph Aoun, qualifié de « parrain politique de cette désignation », aurait pesé personnellement pour faire accepter cette nomination par les principales forces chrétiennes.
Al Joumhouriyat (29 mars 2025) met en avant le profil de Karim Souaïd, décrit comme un technocrate formé à l’étranger, réputé pour sa proximité avec les milieux bancaires libanais mais aussi pour sa capacité à dialoguer avec les establishments internationales. Le journal souligne toutefois que cette nomination, bien qu’approuvée, ne règle pas les tensions entre les partisans d’une réforme radicale du système financier et ceux qui cherchent à préserver les privilèges acquis par le secteur bancaire.
Réactions politiques et attentes des partenaires internationaux
Selon Al Bina’ (29 mars 2025), la désignation de Karim Souaïd a été saluée par plusieurs partis politiques, notamment ceux affiliés à l’alliance présidentielle, comme une étape nécessaire vers la normalisation des relations avec les bailleurs de fonds internationaux. Néanmoins, des voix critiques, notamment dans le bloc du mouvement Amal, ont exprimé des doutes sur la capacité du nouveau gouverneur à rompre avec les pratiques de l’ancienne gouvernance bancaire, marquée par la politique de taux d’intérêt élevés et la conversion douteuse des dépôts en {dollars}.
Advert Diyar (29 mars 2025) rapporte que le Fonds monétaire worldwide a envoyé un message de félicitations au gouvernement libanais tout en rappelant que la nomination d’un gouverneur ne saurait suffire sans la mise en œuvre de réformes profondes, en particulier la restructuration du secteur bancaire, la mise en place d’un plan crédible de gestion de la dette publique, et la transparence sur les comptes publics. Le journal évoque également la reprise prochaine des discussions strategies entre Beyrouth et les équipes du FMI.
Pressions du FMI et résistance des milieux bancaires
Al Akhbar (29 mars 2025) adopte une tonalité critique à l’égard de la nomination, titrant que « le parti des banques a vaincu celui du FMI ». Le journal y voit la victoire d’une logique conservatrice visant à maintenir les équilibres actuels du système financier sans toucher aux dépôts des grandes fortunes. Selon le même journal, plusieurs parlementaires opposés au programme du FMI craignent que les réformes demandées – notamment la taxation des patrimoines bancaires, l’audit complet de la Banque centrale, et la révision du système de subventions – provoquent une récession sociale majeure.
Dans le même sens, Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025) rappelle que les milieux bancaires ont multiplié les campagnes médiatiques contre le programme de restructuration des dettes bancaires, accusant le FMI de vouloir imposer un modèle de rigueur « incompatible avec la réalité libanaise ». Le journal évoque des contacts informels entre l’Affiliation des banques du Liban et des députés afin de bloquer certaines lois prévues dans le cadre de l’accord avec le FMI, notamment sur le contrôle des capitaux et la levée du secret bancaire.
Incertitudes sur les réserves monétaires et instabilité du taux de change
Al Quds (29 mars 2025) aborde la query cruciale des réserves de la Banque centrale, notant qu’elles ont atteint un niveau critique de 8,9 milliards de {dollars}, dont à peine 3,2 milliards sont considérés comme réellement disponibles. La presse indique que malgré l’amélioration relative du taux de change de la livre libanaise au cours des deux derniers mois, celui-ci reste soumis à de fortes tensions, notamment en raison de la spéculation sur le marché parallèle et du flou entourant la politique monétaire à venir.
Al Liwa’ (29 mars 2025) rapporte que le taux de change officieux se situait, au 28 mars, autour de 85 000 livres pour un greenback, alors que le taux officiel reste fixé à 15 000 livres. Cette divergence persistante alimente la méfiance des brokers économiques et favorise une économie de money qui échappe aux circuits formels. Les commerçants et importateurs, selon le journal, continuent d’ajuster leurs prix en fonction du taux parallèle, ce qui accentue les distorsions dans les marchés intérieurs.
Entreprises et pouvoir d’achat : une reprise incertaine
Selon Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025), plusieurs secteurs économiques restent confrontés à une reprise incertaine. Le secteur de la grande distribution, bien qu’en légère croissance, souffre d’une érosion proceed du pouvoir d’achat des ménages, dont le revenu médian reste inférieur à 200 {dollars} par mois pour près de 60 % de la inhabitants energetic. L’agroalimentaire, en particulier, fait face à une hausse des coûts de manufacturing du fait de la dépendance aux importations en devises fortes.
Nida’ Al Watan (29 mars 2025) indique que les chambres de commerce ont transmis au ministère de l’Économie une be aware d’alerte sur les risques d’une nouvelle obscure de faillites parmi les PME. Les entrepreneurs dénoncent notamment les prices fiscales et parafiscales jugées disproportionnées, le coût de l’électricité de plus en plus élevé en raison de la réduction des subventions, et la complexité des procédures douanières. Le journal be aware que de nombreux jeunes diplômés continuent de quitter le pays, alimentant un exode qui prive l’économie locale de ses forces vives.
Justice : enchevêtrement politico-judiciaire et défis de l’indépendance du système judiciaire
La presse libanaise du 29 mars 2025 met en lumière plusieurs dossiers judiciaires sensibles, révélateurs de la complexité des rapports entre pouvoir judiciaire, autorités politiques et forces sécuritaires. Les affaires de corruption, les enquêtes liées aux violences récentes et les blocages persistants dans des procédures emblématiques montrent les limites d’un appareil judiciaire qui peine à affirmer son indépendance dans un environnement marqué par la pression politique et les intérêts claniques.
Lenteurs judiciaires et soupçons d’interférences dans l’affaire de la Banque du Liban
Selon Al Akhbar (29 mars 2025), l’ouverture du mandat du nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Saïd, a relancé le débat sur les responsabilités judiciaires de ses prédécesseurs, notamment Riad Salamé. Le journal souligne que malgré des mandats d’arrêt internationaux émis contre Salamé en 2023, aucune procédure interne n’a réellement avancé. Le juge chargé du file, selon Al Akhbar, aurait fait l’objet de pressions politiques, ce qui expliquerait le blocage prolongé du processus judiciaire.
Advert Diyar (29 mars 2025) va plus loin en mentionnant l’existence de négociations informelles entre certains blocs parlementaires et des représentants du système bancaire pour éviter que des affaires sensibles n’éclaboussent les figures centrales du secteur financier. Cette opacité, souligne le journal, alimente la défiance croissante de l’opinion publique à l’égard du système judiciaire et renforce le sentiment d’impunité des élites économiques.
Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025) rappelle que plusieurs ONG, dont Authorized Agenda et Human Rights Watch, ont adressé une lettre ouverte au Conseil supérieur de la magistrature, exigeant la publication des résultats d’enquêtes financières ouvertes depuis 2019. Le journal mentionne que ces requêtes sont restées sans réponse, nourrissant l’idée que le système judiciaire est sous affect et incapable de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir.
Attaques et violences : procédures déclenchées dans les affaires de tirs non revendiqués
Les journaux reviennent également sur les enquêtes en cours concernant les tirs de roquettes non revendiqués depuis le Sud du Liban. Al Bina’ (29 mars 2025) indique que le parquet militaire a été saisi de l’affaire, sur demande directe du Premier ministre Nawaf Salam. Une cellule d’investigation aurait été constituée pour identifier les auteurs des tirs et déterminer leur degré d’autonomie par rapport aux buildings militaires officielles ou non étatiques.
Al Joumhouriyat (29 mars 2025) précise que les dispositifs de lancement retrouvés dans les zones de Qaqaaiyat el Jisr et Yuhmor el Shaqif ont été examinés par des consultants balistiques, qui ont confirmé leur caractère artisanal. Le journal ajoute que le file est pour l’immediate suivi par la justice militaire, bien que plusieurs magistrats civils réclament sa transmission à la justice ordinaire, dans un souci de transparence.
Al Quds (29 mars 2025) fait état d’un débat plus giant sur la compétence de la justice militaire dans les affaires impliquant des inconnus armés. Des voix points de la société civile estiment que ce kind d’affaires devrait être traité comme des actes de violence contre la sécurité publique et non comme des actes militaires, afin d’assurer des garanties procédurales aux suspects et une supervision civile du processus judiciaire.
Corruption et détournement de fonds : un système de contrôle inefficace
Le traitement des affaires de corruption proceed de faire l’objet de critiques dans la presse. Al Sharq (29 mars 2025) publie un rapport sur le retard pris dans l’activation de la Cour des comptes, dont les effectifs sont jugés insuffisants face à l’ampleur des dossiers. Le journal révèle que plus de 120 dossiers de détournements présumés de fonds publics sont en attente d’examen, certains remontant à plus de cinq ans.
Al Liwa’ (29 mars 2025) cite le cas d’un contrat public attribué à une entreprise fictive dans le domaine des infrastructures scolaires, dont le montant dépasserait les 5 thousands and thousands de {dollars}. L’affaire aurait été transmise à l’Inspection centrale en janvier 2025, mais n’aurait toujours pas fait l’objet d’une procédure judiciaire formelle. Le journal pointe l’absence de coordination entre les organes de contrôle administratif et le parquet financier.
Al Sharq Al Awsat (29 mars 2025) relaie les préoccupations des diplomates européens, qui considèrent que l’absence de procédures judiciaires crédibles dans les affaires de corruption freine l’acheminement de l’aide internationale. Selon une supply citée anonymement, les bailleurs de fonds attendent des signes clairs d’engagement judiciaire avant de débloquer des financements suspendus depuis 2022.
Société : précarité persistante, tensions communautaires et résilience civile
Dans la presse libanaise du 29 mars 2025, les thématiques sociétales reflètent un climat d’angoisse sociale mêlé à une capacité de résilience remarquable. Tandis que les tensions sécuritaires ravivent des fractures communautaires sous-jacentes, la inhabitants fait face à une précarité grandissante, dans un contexte de désengagement progressif de l’État. Les dynamiques locales et les initiatives citoyennes révèlent néanmoins une volonté de cohésion, malgré l’absence de politiques sociales coordonnées.
Crise sociale et pauvreté multidimensionnelle : une réalité quotidienne
Selon Al Liwa’ (29 mars 2025), les derniers chiffres fournis par le ministère des Affaires sociales indiquent que plus de 68 % de la inhabitants vit sous le seuil de pauvreté multidimensionnelle, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente. Le journal rapporte que cette mesure ne se limite pas au revenu mais inclut aussi l’accès à l’éducation, à l’eau potable, à l’électricité et aux soins de santé. Cette réalité touche désormais aussi les lessons moyennes historiquement stables, provoquant un sentiment de déclassement généralisé.
Al Akhbar (29 mars 2025) évoque la scenario des quartiers périphériques de Beyrouth, notamment Bourj Hammoud, Choueifat et Hay El Sellom, où les ONG actives sur le terrain signalent une détérioration rapide des situations de vie. L’accès à l’eau courante est sporadique, les interruptions d’électricité durent en moyenne 18 heures par jour, et les établissements scolaires publics fonctionnent par alternance, faute de moyens.
Nida’ Al Watan (29 mars 2025) apparel l’consideration sur la saturation des companies hospitaliers, particulièrement dans les hôpitaux publics, où les sufferers sont contraints d’attendre des heures pour des soins de base. Le journal précise que le coût des traitements, même subventionnés, reste inaccessible pour la majorité des familles. Il cite également des cas de sufferers refoulés faute de lits ou de médicaments disponibles, aggravant le ressentiment social à l’égard des establishments sanitaires.
Cohésion communautaire menacée par les tensions sécuritaires
L’influence des frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth ne se limite pas au plan militaire ou diplomatique. Al Joumhouriyat (29 mars 2025) souligne que ces événements ont réactivé des tensions communautaires dans certains quartiers mixtes, où la méfiance entre habitants chiites et chrétiens s’est accrue ces derniers jours. Le journal rapporte plusieurs incidents isolés, notamment à Hadath et Dekwaneh, où des altercations verbales ont opposé des habitants de sensibilités politiques divergentes.
Al Sharq (29 mars 2025) met en garde contre le retour de discours sectaires sur les réseaux sociaux, où certains comptes anonymes alimentent des rumeurs d’attaques ciblées et diffusent des messages haineux. Le journal be aware que les autorités judiciaires ont été saisies pour enquêter sur plusieurs cas d’incitation à la haine communautaire, sans qu’aucune procédure concrète n’ait encore été engagée.
Al Bina’ (29 mars 2025) adopte un ton plus optimiste en mettant en avant les initiatives locales de médiation entre habitants dans certains quartiers sensibles. Des figures religieuses et associatives organisent des rencontres pour désamorcer les tensions et rappeler l’significance de la coexistence. Le journal cite l’exemple de Bourj El Barajneh, où une veillée interreligieuse a été organisée en solidarité avec les familles touchées par les frappes, rassemblant des chrétiens, chiites et sunnites autour d’un même message d’unité.
Système éducatif sous pression : déscolarisation et décrochage en hausse
Al 3arabi Al Jadid (29 mars 2025) alerte sur l’augmentation préoccupante du taux de décrochage scolaire, notamment dans les établissements publics. Selon une enquête menée par le Centre de recherche pédagogique, plus de 180 000 enfants seraient actuellement hors du système éducatif formel, un report depuis la crise de 2019. Les raisons évoquées incluent l’incapacité des familles à couvrir les frais de transport, le manque d’enseignants, et la fermeture ponctuelle de nombreuses écoles pour raisons budgétaires.
Al Quds (29 mars 2025) revient sur les effets psychologiques de cette déscolarisation huge. Le journal indique que plusieurs associations rapportent une hausse des troubles anxieux et dépressifs chez les jeunes, liée à l’incertitude face à l’avenir. Des ONG proposent des ateliers de soutien psychologique dans certaines écoles encore fonctionnelles, mais ces initiatives restent limitées en termes de couverture géographique et de personnel qualifié.
Advert Diyar (29 mars 2025) rapporte que le ministère de l’Éducation envisage de lancer un programme de scolarisation à distance, mais que les infrastructures numériques nécessaires sont inexistantes dans de nombreuses régions, en particulier dans le Akkar et la Békaa. Le journal be aware également que le taux de couverture Web reste très inégal, avec des zones rurales où la connexion est quasi inexistante.
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